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« Les maires qui ont fait le choix de la Régie en pleine connaissance de cause »

Nous continuons de diffuser quelques courts extraits du livre à paraître :

« AMENAGER EN TERRITOIRE PERI URBAIN : la Régie : une aventure humaine ».

Gilles Gallichet nous invite  cette semaine à  découvrir les  raisons évoquées par les maires qui ont fait le choix de la  Régie en pleine connaissance de cause, sans les contraintes évoquées la semaine dernière. Décapant …..

Des élus, dans une approche que Goscinny et Uderzo ne renieraient pas, résistent encore. Ils ont décidé et décident encore de conduire leur projet sans l’aide des aménageurs traditionnels qui pourtant, dans ces communes, auraient aimé être invités aux agapes de l’aménagement.

Libres de leur choix, ils ont décidé de faire le choix de la maîtrise d’ouvrage communale pour conduire leur projet à bon port.

Sont-ils inconscients, comme ils l’ont souvent entendu, ou ont-ils de bonnes raisons d’avoir opté pour la régie ? Regardons cela de plus près…

Le volontarisme à finalité sociale constitue une des motivations importante pour certaines des équipes « lancées » dans l’aventure de la régie. Attirer coûte que coûte des familles primo accédantes, permettre une programmation réellement intergénérationnelle etc., décider sans contraintes du rythme des réalisations et de son urbanisation … conduisent certaines équipes à faire ce choix de la régie.

Le volontarisme à finalité financière. Cette deuxième catégorie de motivation n’est pas, on s’en doute, la moins importante. Elle est toujours « couplée » à une motivation d’un autre ordre (qualitatif ou social). Des élus, disposant souvent de réelles compétences acquises dans leur domaine professionnel ou des élus bien secondés par un directeur des services audacieux et bien formé, prennent conscience des enjeux financiers inhérents à l’opération envisagée.

Le volontarisme à finalité qualitative apparaît comme une autre raison pour le choix de la régie, même si ce choix n’est pas toujours exprimé en tant que tel.

« L’aménagement est trop important pour être concédé » tel pourrait être résumé ce dernier volet des motivations communales. Ni spécifiquement social, ni strictement d’ordre qualitatif, ce choix peut être simplement qualifié de politique voire de philosophique.

Enfin et pour en terminer de l’analyse des motivations des élus en faveur de la régie, nous voyons apparaître une nouvelle génération d’élus, en ce début de mandat, qui, ayant totalement intégré les nouveaux paramètres de la situation actuelle, se dirigent vers la maîtrise d’ouvrage communale sans états d’âme.

Mus par une réelle évidence, leur motivation s‘exprime simplement dans la formule souvent entendue : « l’aménagement est une chose trop importante pour être déléguée ». D’autres moins lyriques nous ont avoué : « l’aménagement et l’urbanisme constituent le volet le plus créatif de la vie municipale et vous voudriez qu’on aille le concéder ? »

… Fin de l’extrait  …

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